Homme = femme ?

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Pas si sûr…


Quelques infos de départ…

Une vision d’un autre siècle
La femme s’occupe des enfants, du foyer… elle est fragile, s’en remet à son mari, son père, son frère… On éduque les filles dans le rose, la danse, la sensibilité, les choses délicates.
L’ homme est vu comme fort et insensible, capable de gérer de grandes responsabilités. On éduque les garçons à ce qu’ils ne pleurent pas, qu’ils aiment les voitures, la mécanique, le bleu, les sports, etc…

Pourtant, en 1948, les femmes ont enfin le droit de vote, en Belgique. En 1965,les femmes ont droit d’ouvrir un compte en banque en leur nom, et à travailler, sans l’autorisation du mari. A partir de 1975, les écoles primaires et secondaires deviennent mixtes.

Alors, pourquoi parle-t-on de sexisme aujourd’hui ?

Le harcèlement, la violence conjugale, les agressions verbales en rue ou au travail sont encore trop souvent portées sur les femmes. Une femme est souvent moins payée qu’un homme, malgré le même temps de travail. La femme est encore souvent jugée par les vêtements qu’elle porte. Bref, nous sommes encore loin du changement de mentalité envers les deux sexes.

Quelques chiffres :

« Ainsi, on constate que 33,33 % des femmes répondantes déclarent avoir fait l’objet de blagues ou remarques sexistes au cours des 12 derniers mois dans leur entreprise ou dans leurs contacts avec une entreprise de média audiovisuel ».

Egalité de genre dans les métiers de l’audiovisuel : Quelles inégalités ? – Le vécu du sexisme et de la violence | Collection égalité et diversité du CSA

« 46% des femmes (contre 18% des hommes) ne se sentent pas du tout en sécurité pour marcher seules dans le centre-ville après la tombée de la nuit (Institut Wallon de l’Evaluation, de la Prospective et de la Statistique, Belgique, 2008).

95% des Wallonnes ont fait l’objet de sexisme dans l’espace public de manière générale. Le plus souvent, il s’agit de blagues, de propos déplacés, de huées, de sifflements. Dans 1/3 des cas, le sexisme s’est traduit par des agressions et du harcèlement physique. Seules 3% des victimes disent n’avoir rien ressenti. 93% ont éprouvé de la colère et 71%se sont sentis blessées. Dans 78% des cas, personne n’a été là pour soutenir ou aider les victimes et 82% d’entre elles n’ont pas porté plainte (JUMP, Mon expérience du sexisme : Étude sur la perception des comportements sexistes en Europe, novembre 2016) ». 

Le harcèlement sexiste dans l’espace public: Égalité FILLES-GARÇONS (cfwb.be)

Bref, il reste du travail pour que chacun, chacune puisse se sentir à l’aise dans notre société.